samedi 9 novembre 2013

Celle qui n'aimait pas l'idée de ne pas en avoir eu l'idée ...


Bon, d’accord, j’ai bien dû m’habituer à m’entendre dire que je n’ai pas inventé le fil à couper le beurre. Je m’en fiche, et m’en défends, dis que bien que pouvant être traitée d’ancêtre par des connasses acnéïques, que nul, et moi compris ne peut se vanter d’avoir connu cet heureux inventeur, qui n’a même pas daigné laissé son nom dans les annales ou la postérité.
Tout cela pour vous dire que j’ai découvert ce week-end un petit instrument tout bête, promis à un bel avenir dans ma salle de bain : l’ÉPIL SPRING. Certaines doivent connaître, peuvent passer leur chemin. Aux autres j’explique. C’est un machin tout simple, un ressort muni de poignées, que l’on tient de deux doigts pour courber le dit ressort. On l’applique sur la zone indigne de notre féminité, applique un geste rotatif, et voilà c’est terminé, poils et bulbes disparus.
Cet instrument est vendu pour, je cite, le "petit duvet disgrâcieux" de nos visages féminins, que nul n’osera appeler moustache et barbe. Moi oui, moi qui suis dans l’obligation de me désolidariser de mes amies méditerranéennes, me suis néanmoins laissée tenter par ce qui aurait pu n’être qu’un gadget, et le détourne à toutes mes fins utiles.
J’ai donc testé sur moi, pour moi, et pour vous, sur les jambes, où quelques poils rachitiques s’étaient faits oublier lors de ma dernière épilation, et puis sur la dentelle defoufoune le maillot. Alors je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas indolore, pas moins que la cire ou toute autre méthode, mais (presque) aussi rapide, tout aussi et même plus efficace. Mais surtout, surtout, la taille de l’ÉPIL SPRING en fait une arme fatale nomade, qui déjà a trouvé sa place dans ma trousse de beauté … sait-on jamais … sait-on jamais imaginez que mon chemin en vienne enfin à croiser celui du BIGLOVE, vous me voyez lui dire que là ça ne va pas être possible, que là ce soir, j’ai du poil aux pattes ?...



dimanche 25 novembre 2012

Quatre couleurs

Quatre couleurs, le rouge, le bleu, le noir, le vert, celles de mon stylo BIC quatre couleurs. celui que j'ai adopté depuis quelques années, deux ou trois, qui ne ne me quitte jamais, toujours dans mon sac avec mon carnet.

Je l'avais oublié depuis fort longtemps, oublié au fin fond de ma trousse d'écolière troquée depuis par une trousse à maquillage. J'avais opté pour des stylos à gel à l'écriture tellement fluide, mais qui file à grande vitesse, à moins qu'on ne me l'ai piqué avant, tout comme les briquets ... J'en ai eu de beaux, des luxueux, à plume, des cadeaux, des fragiles que je n'osais utiliser en toute circonstance.

Et puis un jour je l'ai retrouvé le quatre couleurs de mon enfance, ma madeleine de Proust, mon petit bonhomme à grosse tête que je mâchouille discrètement sans laisser de trace ( message spécial pour Monsieur Chat : je ne laisse pas de trace, moi !), rétro et intemporel.

Je l'emmene avec moi au boulot, car là aussi tous les stylos, soigneusement rangés dans le pot prévu à cet effet, disparaissent, ce qui a le don de m'exaspérer.

Ce stylo a su séduire bien des amies, créant une mode, un signe de ralliement des bobos, des urbaines qui ne s'en laissent pas compter par les marques.

Mais, parce qu'il y tours un mais, le problème avec les quatre couleurs c'est qu'elles ne s'épuisent pas toutes à la même vitesse. C'est une évidence. Nous sommes d'accord. Oui mais (un de plus) surprise, ce sont les meilleurs qui partent les premiers, mais (one more) pas celles auxquelles on s'attendait.  Je soupçonne le Baron BIC de tricherie, de nous avoir modifié le débit des cartouches. Voyez plutôt, le rouge, celui de la maîtresse et le vert, celui de la correction, du mauvais élève, ont pris de l'avance sur le tout courant et l'ordinaire, le noir et le vert.

Et maintenant, il me faut compenser, écrire intelligent, car je me suis promis de l'achever ce quatre couleurs, et que j'ai plein de choses à vous écrire, que les idées n'attendent pas que je sois dans mon clavier pour affleurer. Alors je les couche sur mon carnet HERMÈS, présent d'une amie qui connait mon goût pour les belle choses. Car oui, parfois je suis snob. Mais avez-vous écrit sur un si doux papier ? Et avez-déjà caressé un cuir plus doux et étonnamment résistant ? Le luxe, parfois, c'est voluptueux.



samedi 24 novembre 2012

Et tout recommencer


Là, comment dire, ben, je suis beaucoup colère. 

Voilà après une semaine à courir contre le temps, lutter contre ses émotions, une semaine ordinaire qui court du lundi au vendredi, des journées qui empiètent sur les nuits, des nuits raccourcies par des pensées parasites et stériles. Bref je ne vous raconte pas vous connaissez. Vous connaissez cette sensation d'haleter à trop courir après le temps, d'avoir les yeux qui vous dévorent le visage, le souffle court le diaphragme bloqué à trop courir après le temps, celui que l'on a plus, perdu ou alloué à des choses futiles mais essentielles car alimentaires. 

Une semaine à ne pas trouver le temps de râler, une semaine à s'endormir pour quelques courtes heures et se surprendre à rêver d'une main ferme qui s'emparerait de la mienne, et m'emmènerait silencieusement vers des îles lointaines. 

Je ne vous raconte pas, mais je m'apprêtais à vous raconter des instants drôles et importants de ma vie ordinaire, des instants qui se doivent d'être partagés, des photos et certaines rares parce que j'y apparais lorsque mon site hébergeur, blogger pour ne pas le citer me signale que je ne peux plus importer de clichés ...

P..., fait ch... !!!!

Bien sûr m'est proposée une solution, sonnante et trébuchante, mais cela ne m'ôtera pas l'impression de me faire prendre pour une c...

Alors moi, qui ne voulais que du calme de la sérénité durant cette parenthèse magique que l'on appelle le week-end, moi qui voulais le passer à vous lire et vous écrire, et ne pas avoir à choisir, me voilà prise au piège du brain-storming alors que mon cerveau se devait d'être au repos.

Une fois de plus va me falloir répondre à des questions, tout remettre en cause. Savoir si cette aventure vaut la peine d'être poursuivie. Rester ou partir. Blogger en payant Wordpress et tout recommencer. Thé ou café. Masque au miel ou au rhum. Blonde ou rousse. 

Bref, la vie n'est pas un long fleuve tranquille, nous le savons, et je m'en vais voir la mer, y quêter des solutions ...

vendredi 23 novembre 2012

La faute d'orthographe

Dans la vie, la vraie, suis une personne qui ne fait pas trop de fautes d'orthographe, enfin moi que la moyenne, que parfois même on vient consulter, pour une correction, en cas de doute, une difficulté.
Pas compliqué pour moi, suis dotée d'une bonne mémoire photographique, grosse lectrice à tendance boulimique.
N'allez pas pour autant m'imaginer à chignon et lunettes, dotée d'une personnalité psycho-rigide. Non moi suis plutôt bordélique avec une âme d'artiste, sans en avoir les aptitudes, et des lunettes et un chignon.

Mon blog est mon espace de liberté, où j'écris pour m'échapper et assurément d'autres raisons. J'écris pour mon plaisir, en espérant le partager, sans jamais me relire. Parfois au bout de quelques mois, je retombe sur un texte, le lis, et ne le reconnais pas, ne me souviens que de quelques bribes, me demande si c'est vraiment moi qui l'ai écrit. Souvent j'aimerais dire que j'ai été piratée, que je ne peux pas avoir commis de telles maladresses.

Mais voilà, ce qui est fait est fait n'en parlons plus. Appuyer sur publier c'est jeter à la face du monde son incompétence. Mais qui s'en soucie finalement, à part nous à part moi ?

Ce qui me fait monter le rouge aux joues, qui me poignarde sans prévenir, c'est la FAUTE D'ORTHOGRAPHE, LÀ, EN PLEIN MILIEU DE MON TITRE.
Elle est là, me fait face, me nargue, envahit tout MON écran, branche son gyrophare, fait hurler sa sirène : honte à toi pintade inculte !

Sur mon blog je peux corriger, mais sur HC ... J'ai fauté, c'est gravé comme dans le marbre, ad vitam eternam. Faut vivre avec, avec une lettre égarée et écarlate tatouée sur le front, signe de mon infamie ...




En cherchant suis sûre que je vais en trouver qui se cachent dans ce texte. Cherchez si vous voulez. Moi je publie ...

jeudi 22 novembre 2012

Il est des jours beurks, des jours inqualifiables, des jours d'à quoi bon sans raisons, des jours que l'on aimerait zapper, passer directement au suivant.

Et pourtant tout va bien, contre toute attente le soleil brille, la météo est clémente, vous n'êtes pas en retard, n'avez rien oublié. Un miracle, un jour comme vous aimeriez en voir plus souvent.

Oui mais non. Car aujourd'hui votre cœur s'est transformé en éponge à peine et douleurs du monde et pèse sur votre estomac à vous en donner la nausée. Vous les traînez eux vous sur le trottoir. Vous avez cent ans. Inutile de demander, non vous n'allez pas avoir vos ragnagnas. Vous n'avez aucune excuse, je le répète aucune raison à avancer comme justification. Si encore vous aviez une once d'énergie, vous pourriez jouer la carte de la mauvaise humeur, celle que l'on brandit et tient les fâcheux à distance.
Oubliez. Aujourd'hui vous vous êtes glissée dans un costume trop étroit et qui colle à la peau, que vous abhorrez, vous file la gerbe et de l'eczéma.



Demain, vous réagirez, demain vous prendrez des vitamines, des oligos-éléments, et du magnésium, par poignée en guise de petit déjeuner. Demain, vous agirez, demain vous réagirez.

Mais aujourd'hui, vous êtes êtes un boa qui digère des couleuvres, les trahisons, les mesquineries, les blessures, les complots, les manigances. Ça fait beaucoup. Il vous faudrait vous ébrouer, vous débarrasser de l'empathie, ces fenêtres ouvertes sur l'âme des autres, qui trop souvent vous enrhument.

Vous entendez dans la pièce adjacente, à côté, au loin, des conversations et des rires. Juste une porte à pousser ... Mais vous n'êtes pas concernée par la vie par sa joie. Vous repoussez à demain. Vous savez que cela va passer, vous vous connaissez, vous ne vous faites aucun souci pour vous. Un petit jour, 24 petites heures, auxquelles vous ôtez celles de sommeil, reconnaissez c'est peanets dans une vie.

Et puis vous avez le droit, vous ne pouvez pas être au top every day, vous n'êtes pas un robot, et même Wally a des chagrins.

Aujourd'hui vous faite l'état des lieux de votre âme. Ce n'est pas une tempête, juste une vague de fond. Et savez quoi faire. Ne pas vous forcer, ne pas vous obliger, juste rentrer chez vous, vous isoler seule, le, les téléphones débranchés, l'ordinateur éteint, une musique douce glissée enfoncée profondément dans les oreilles, vous allez écrire. A la main. A l'ancienne. Vous allez sentir entre vos doigts, remonter dans votre main, dans votre poignet les crépitations voluptueuses de la rencontre du stylo et du papier. Ça chatouille presque. Presque vous souriez.

Et puis vous irez vous blottir sous la couette, vous endormir chat dans les bras, lampe allumée, veilleurs protecteurs pour faire fuir les démons.
Aujourd'hui c'est permis

mercredi 21 novembre 2012

Suis snob



Suis snob, c'est mon seul luxe, suis snob c'est mon péché mignon, qui me fait envie, que je ne peux m'offrir je n'en ai pas les moyens.

Suis snob et la misère, l'extrême pauvreté, me donne la nausée, vague et insidieuse.

Suis snob, et j'ai des envies de fuite, loin des quartiers que je traverse au quotidien, entre mon domicile et mon boulot, des lieux qui débordent sur nos chaussées, qui déversent leurs odeurs mâtinées d'urine, de putréfaction et de merde.




Suis snob, et m'insupportent ces violences ordinaires des hommes à l'encontre des femmes, des femmes à l'encontre des enfants, souvent les leurs.

Suis snob, l'irrespect des hommes, la dégradation volontaire ou subie, des êtres et de leurs rues, m'envahie, me salit.

Suis snob, j'étouffe, il me faut m'en aller respirer. Ailleurs, là où l'air n'est pas vicié. Des lieux de culture et de civilité, des lieux propres et confortables. Là où il se peut que l'on me bouscule, mais toujours en s'excusant. Des lieux où le langage m'est compréhensible, où mon cerveau n'a pas à se doter d'un décodeur relou.


Suis snob et ne comprends pas, ne veux pas comprendre qu'aux yeux de certains existent des êtres et des quartiers sans intérêt, des lieux dont on peut se détourner, et fermer les yeux.

Suis snob et ne dénie à personne de l'être, les riches comme les pauvres. Aux pauvres surtout. 

mardi 20 novembre 2012

Avant j'étais célibataire, mais ça, c'était avant

Avant j'étais célibataire, et c'était bien, c'était bien ainsi, enfin c'était ainsi. Avant j'étais célibataire, et je savourais cette période de no man's land amoureux, qui n'avait pas, je me dois de le reconnaître, que de mauvais côtés.



Avant l'hiver, je pouvais me laisser pousser les poils, et lutter naturellement contre le froid. Aujourd'hui l'épilation est régulière, j'ai dû investir dans des chaussettes, des jolies, des dorées, et des hautes, très.

Avant j'étais la maîtresse de la télécommande, je me composais de plateau-télé de mezzés, achetés dans mon quartier. Aujourd'hui, je mange, à table, "comme une personne civilisée", des petits confectionnés à deux, et m'installe sur le canapé, subit les voltes-face les soubresauts de doigts sur la zappette, qui me font bondir et râler dans la barbe que je n'ai pas. Bien sûr, il est des soirées où par inadvertance, j'égare l'engin après avoir allumé le poste sur une chaîne, qui par le plus grand des hasard se trouve être ma préférée. Nous le savons, le soir, l'homme est fatigué. Il a travaillé, lui. Les deux mètres le séparant de la télé, lui paraissent infranchissables. Il peut donc s'endormir, bien gentiment.

Avant, au cinéma j'allais voir des films albanais, iraniens, en noir et blanc sous-titrés. Des trucs chiants, estampillés Télérama, dans des salles inconfortables et défraîchies. Aujourd'hui, c'est sans honte que je redécouvre la jubilation et les films d'action mais attention toujours en V.O..

Avant, je m'endormais à point d'heure, ma vie intellectuelle commençait à minuit. Maintenant je respecte un tacite couvre-feu. Et tourne me retourne et ne dors pas.

Avant j'allumais la lumière la nuit pour faire pipi. Aujourd'hui j'ai arrêté le thé les tisanes joue le grimlins après 19 heures. En cas d'erreur dans mes restrictions aqueuses, c'est en faisant mes prières  et croisant les doigts que je me lève au péril de ma vie.

Avant je passer des soirées avec mes amies, à manger papoter, refaire le monde. Faut reconnaître qu'il n'a pas trop changé, ou pas en bien, mais ce n'est pas force d'avoir essayé. Et puis, nous parlions des hommes, notre sujet préféré.
Ça je n'ai pas arrêté, faut pas déconner, ce n'est pas humain.

Bref, vous serez d'accord avec moi, y a pas QUE des avantages à avoir un amoureux, mais je n'ai pas trouvé mieux pour me réchauffer le cœur le corps et l'âme . Mais là, je ne vous apprends rien ...

lundi 19 novembre 2012

Chez Zara, ils ont tout ce qui vous fait rêver avant même que vous le sachiez. Je vous le dis, ils sont forts chez Zara !mais ils sont rapides aussi, à fabriquer, à distribuer et vendre leurs merveilles, très rapides, trop rapides pour moi, qui ne le suis pas. 
Parce qu'il vous faut en être consciente, ici, pas de deuxième chance, pas d'après, après n'existe pas, après c'est trop tard. Après, y a plus la taille, enfin la vôtre la mienne, car il semble bien que nous ayons toutes la même, plus la bonne couleur, notre préférée, celle dans l'air du temps, et il semble que nous soyons nombreuses à avoir du flair, ou plus du tout tout simplement. 

Alors voilà, cette semaine, ou plutôt l'autre, sais plus, on s'en fout, suis tombée sous le charme, me suis penchée inclinée, agenouillée, pour mieux les voir, mieux les admirer et connaître l'extase. Car des bottines dorées, j'en rêve depuis ... Maité et François Girbaud. Zadig et Voltaire ont pris le relais, mais c'est mon compte en banque qui ne les suit pas. C'est une fantaisie hors de prix, du pas raisonnable, une zone rouge à ne pas dépasser, dont il faut détourner le regard, passer son chemin. On s'en remet. Mais ça fait mal, comme une écharde minuscule dans le cœur. 

Bref, re,venons-en à nos bottines, je les ai vues, elles, les un peu comme, les à nulle autre pareilles. Et puis j'ai hésité, me suis trouvé des excuses pour ne pas les essayer ne pas me laisser tenter ne pas succomber. Suis partie. 

Vous imaginez la suite, ben oui, vous connaissez ! Elles sont restées là, coincées dans un coin de mon cerveau, faisant obstruction à la libre circulation des informations. La situation était intenable, deux jours c'était déjà trop, il me fallait retourner rassurer ma mauvaise conscience assurée par l'idée qu'elles n'y seraient plus, de me retrouver sur le trottoir moins pauvre, mais colère contre moi-même. Le scénario, je le connais par cœur et ... oh putain, elles y étaient, et dans ma pointure, et dorées. Je me suis empressée de les enfiler. Elles ne me faisaient même pas mal aux pieds. Vous comprenez, elles étaient elles sont parfaites, un chouilla cagole, juste ce qu'il me faut pour décoincer mes tenues trop noires trop veuve corse.

Donc les voilà



Pas mal hein ?
Mais depuis je m'interroge, comment se fait-ils qu'elles n'aient pas trouvé d'autres pieds plus véloces à chausser, suis-je donc la seule à les trouver à mon goût, est-ce une faute de ma part, une erreur, une avancée un retard sur une tendance ?

Et puis j'en profite pour  passer une requête, un message : si quelqu'un quelqu'une d'entre vous à l'aptitude le don de murmurer à l'oreille de Zara, qu'il lui glisse l'idée d'une carte de fidélité. Une gold pour moi. Je ne l'aurais pas usurpée ...


dimanche 18 novembre 2012

Mon calendrier de l'Avent #3 La brailleuse des rues

Amies du sud-est, entre Marseille et Aix, vous ne pouvez que la connaître, l'insupportable brailleuse de nos rues. Depuis des décennies elle y sévit, pour son plus grand plaisir l'ai-je entendu dire un jour. Et le nôtre alors, y a-t-elle songé ? Parce que moi, aussi Madame, j'aime chanter, mon pommeau de douche m'en est témoin. Mes proches, ceux qui me connaissent bien m'ont priée, suppliée, imposée de leur éviter le supplice de mon chant. J'ai compris, comment auraient-ils pu être plus clairs, et pour les chœurs, me suis mise au play-back. Ils m'en sont gré.

Mais elle, elle rien n'y fait. J'en connais qui l'ont débranchée, faite fuir, vilipendée. Rien n'y fit.



Cette année encore je la retrouve. La voix chevrotante et affaiblie, la sono qui flanche, la volonté ancrée au corps, elle devient presque sympathique, la petite dame courage.

Un jour elle va disparaître de notre paysage, un jour, un autre, je m'en apercevrai, m'interrogerai, serai même triste. On se le cache, on n'ose le reconnaître, et jamais ne l'avouera, mais secrètement, on l'aime notre irréductible chanteuse.

Mais en attendant, si elle pouvait se faire désirer, aller brailler chanter ailleurs que près de la terrasse de mon café, à mon tour, je lui en serai reconnaissante !


Dans ma vie il y a un cactus

Moi, j'aime la chine. En minuscule, c'est plus commun, mais pas besoin de visa. J'aime la chine, dėnicher des meubles, des babioles improbables, les mal aimés et leur éviter les encombrants.

Mon appart regorge de rescapés, dont mes amis les bien pensants, les frileux, les sans imaginations,  disent "qu'ils iront très bien chez moi". Pas sûre que ce soit un compliment ...

Il y a peu, pour quelques euros, quatre très exactement, j'ai déniché ce machin, un nain de jardin minuscule. En un instant j'ai su qu'il se devait d'être mien ... et réceptacle du cactus tant rêvé.
Car il faut que je vous avoue que depuis quelque mois, je rêve d'être l'heureuse propriétaire d'un cactus.

Moi, des plantes j'en ai eu beaucoup, mais aucun n'ont tenu le coup. J'aime la présence rassurante d'une plante dans une maison, leur vie silencieuse qui chez moi ne prend pas racine. Pourtant je les chouchoute soigne nourrie. Trop. Les noie. Les enfants, les animaux, je sais, je comprends. Mais la plante ne parle pas ...

Espérant donc qu'une rustique puisse me résister, j'ai jeter mon dévolu sur un cactus, que j'ai tenté de me faire offrir. Pour le symbole, le premier cactus (j'espère en faire collection), premier caillou dans cet appartement, jamais inauguré, j'ai semé des graines, des petites phrases anodines, des arrêts intempestifs devant les vitrines de fleuristes, des extases hors de propos devant un tas d'épines. Et le nain, se languissait inutile sur la table du salon, envisageant déjà une reconversion en pot à crayon.

Que faire ? Hurler "PUTAIN TU ME L'OFFRES CE CACTUS !", trépigner, faire un caprice, me rouler sur la chaussée, prendre le risque de ne pouvoir me relever ?
Sans doute en ai-je passé l'âge, d'autres chats à fouetter, alors plutôt que de pousser le bouchon, j'ai poussé la porte du fleuriste, et me le suis choisi lon-gue-ment, j'ai pris tout mon temps. C'est important, il ne me fallait pas me tromper. Je le voulais avec du caractère, du piquante et de la douceur, et c'est lui, que j'ai choisi.

Permettez donc que je vous présente les tous nouveaux habitants de ma demeure. Souhaitons leur longue vie, le goût du risque, une âme d'aventurier ... avec moi, ce n'est pas gagné ...



Dernière minute : deux petits frères à épines sont venus rejoindre leur aîné. Le message est passé, la réaction arrivée, maintenant j'ai peur de me voir mon salon se transformer en un jardin aride. Va falloir apprendre à mesurer mes paroles ...


vendredi 16 novembre 2012

Après que, avant que

Parce que dans le week-end, ce que je préfère c'est le vendredi soir, que dans les fêtes, ce sont les préparatifs, faits de rêves et d'espoir.

Parce que la météo est clémente, ma ville paisible, que de l'arpenter sans but me la fait bien plus aimer.

Parce qu'un instant de vacuité, nez en l'air tête vide ne peut pas nuire à mon humeur et met du baume au cœur.
Parce que l'on est heureux sans raison, tout simplement, il faut le dire.

Parce que je vais partir quelques heures, pour deux jours, me mettre au vert dans un coin de campagne.

Je vous souhaite une belle traversée de ces deux jours de repos. Qu'ils vous soient doux, rendez-les beaux.

Vie privée/Vie Publique


Depuis un temps incertain je vois sur le net fleurir des articles, des posts, des petites phrases qui en disent longs sur leur émetteur. Et de me poser des questions. Je me demande comment faire comment agir comment me positionner. En dire trop ou pas assez, se livrer ou se taire, s'épancher ou rester cloîtrée dans sa tour d'ivoire.

Ceci n'est pas nouveau, c'est dans ma nature. Je n'y peux rien je suis méfiante. Ma vie ne regarde que moi, et quelques "privilégiés". Les invités de ma vie, ceux que j'ai choisi, peu à peu. Je connais trop la trahison et ses méfaits. J'en connais les ravages.

Un amour peut se transformer en haine. Une amitié peut dégénérer en lynchage. Ceux dont vous connaissiez les secrets, ceux qui ont fait appel à vous en période de difficulté, ceux qui vous ont promis la lune à la vie à la mort, qui vous ont pris dans leurs bras, vous jurant qu'ils seraient toujours là, quoi qu'il se passe quoiqu'il advienne, vous l'avez constater se sont mus en rats lorsque votre navire a pris l'eau, qu'il s'est transformé en radeau de la Méduse.

Et vous étiez là sur la plage abandonnée. Bon appétit les charognards.

Tous avons connus, avons été témoins dans notre entourage, dans les médias, d'épisodes plus ou moins violents, plus ou moins déstabilisants. La plus part se relève, d'autres

Sur Twitter, sur Facebook et plus encore sur nos blogs, nous ouvrons la porte à des inconnus, aux internautes du monde entier. Nous les invitons à nous découvrir, lire. Les retours que nous en avons sont, le plus souvent élogieux, nous brossent dans le sens du poil, le lustre, que vous êtes jolie, que vous êtes belle. N'insistez pas moi je ne chanterai pas. Pour cela vous pourriez me remercier.

Mais je demeure timorée, et longtemps j'ai hésité à publier des photos de moi. J'ai favorisé le flou, l'à peu près, le méconnaissable. Et puis je m'en suis moqué.  Je veux du partage de ce qui nous rassemble et me ressemble. Je veux du respect pour moi, et pour les lecteurs. Je veux que ma vie intime le demeure. J'ai défini mes règles, qui ne sont valable que pour moi, celle de la conversation entre copines, en toute légèreté et parfois en profondeur. Mes copines ne sont pas mes amies. Mais elles peuvent le devenir. Peu à peu.



jeudi 15 novembre 2012

Quand c'est demandé gentiment

Le petit bonus de  fin de journée.
Parce qu'il était des hommes, dans les années 70,  qui savaient demander ...

Leçon de politesse pour chanteur des années 70

Ceci est un sujet sérieux. Je vous demande toute votre attention, et pour commencer, d'aller voir cette vidéo. Soyez gentille OBÉISSEZ ! Non mais sinon, vous n'allez pas me comprendre, vous ne pourrez pas suivre (et n'hésitez pas à monter le son, votre plaisir en sera décuplé)


(Oh, p..., j'espère que ça a marché, sinon c'est tout mon post qui tombe à l'eau.
Faisons donc genre que oui ...)

Voilà. Ça va ? Toujours là ? Vous avez survécu ? Ça réveille hein ?!
Vous avez aimé ? Moi, non, pas du tout du tout. 

Non, mais c'est quoi ce truc ! Ne me dites pas qu'il y a des couples qui se sont formés à son écoute.
Là il me faut m'adresser au petit Sardou, lui tirer l'oreille. Vous pouvez rester là, ne vous échappez pas, y a rien de personnel.

"Non mais oh, Michel, hé Michel, tu permets que je te tutoies, depuis le temps que l'on se connaît, enfin surtout moi, à mes oreilles mon corps défendant, on peut, c'est permis. Oui, c'est à toi que je m'adresse, mon petit Michel, ne me dit pas que c'est comme ça que ta mère t'a élevé ! Ce n'est pas possible ça, ne me dit pas que tu as pécho des femmes comme ça. Parce que moi qui me targue d'être relativement normale, je ne tiens pas les 3 minutes 56, moi je te le dis, et tu n'es pas obligé de me croire, mais moi j'ai piscine, j'ai rendez-vous pour boire une bière entre copines, suis garée en double-file et faut que j'aille passer mon permis de conduire, j'ai un canard jaloux qui m'attend à la maison, et puis tiens, j'ai fait vœux de chasteté.

Et encore si tu te contentais de parler, mais en plus tu hurles. Moi, les mots d'amour (sic) je veux qu'on me les sussure dans le creux de l'oreille. Si on élève la voix, au mieux, je disparais, je prends la tangente, au pire, si j'écoutais mon instinct et mes tripes, c'est au coup de boule, au coup dans les boules   que je songerais. 

Mais rassures-toi, suis civilisée, suis non violente, je sais bien que ce n'est jamais qu'une chanson, sans doute un galéjade composée au cours d'une soirée avinée, je vais donc me contenter d'un conseil.

Je ne doute pas qu'à ce jour tu ne peux qu'avoir perdu de ta fougue et gagné en sagesse. Alors assieds-toi, empares-toi d'un stylo, et tu me la réécris cette chanson. Depuis le temps, tu as bien dû apprendre que l'amour se fait à deux, que c'est un moment de partage et de respect. Et puis qu'on demande gentiment. Et puis les murs de Jéricho, ne t'ont pas attendu pour trembler trompette !

En attendant pour ta punition, j'espère que tu es bilingue ce serait idiot que les paroles t'échappent, pour que tu retiennes bien ta leçon, et pour mon plaisir, car là oui j'en trouve et prends du plaisir, écoutes ça comme c'est beau. Et puis t'as même le droit de pleurer, c'est émouvant un homme qui pleure."


mercredi 14 novembre 2012

Mon calendrier de l'avent # 2 Ils ont rayé mon ciel

Ils ont rayé mon ciel, y'en a qui se croient tout permis. Ils ont rayé mon ciel sous prétexte que bientôt c'est Noël. Oui mais voilà, Noël c'est dans un mois.
Et puis moi Noël j'aime pas et c'est mon droit. Et puis Noël c'est moche. A Noël, des pères Noël se suicident aux balcons, des sapins synthétiques craignent les tisons, des sapins ont les boules de se faire enguirlander, et à tous les coins de rues, toutes les entrées de villages, on ose nous souhaiter de joyeuses fêtes miteuses sans même avoir pris la peine de changer les ampoules plus ou moins en forme de l'année précédente. 

Et puis de nouveau il va me falloir me creuser le ciboulot pour trouver un cadeau intelligent, chic et original  et qui reflète la personnalité, intelligente chic et originale, de ceux que j'aime. Et pour cela me faudra bien plus d'un mois !
Bon, là je vous quitte faut que j'aille remplir un chèque pour payer mes impôts locaux. Qui ont augmenter. Tout comme l'électricité. Ah. Tient. C'est curieux. Serait-ce un hasard ?

L'âge tendre



Parfois au restaurant je m'amuse à surprendre des couples qui déjeunent en silence, sans échanger une parole ou un regard. Je les ai surnommés les joueurs d'échecs. Il en est d'autres plus malins, qui passent leur repas à s'interrompre pour de longues conversations téléphoniques grâce lesquelles ils semblent prendre beaucoup de plaisir et qui enfin les animent leur rendent un semblant de vie. 

Nous connaissons tous des personnes qui vivent à deux, cohabitent, sans pour autant former un couple. Au mieux ils se supportent bercés d'illusions ou par des habitudes. D'autres se déchirent, guettent en l'autre une faiblesse, parfois même souhaite son effacement sa disparition. Ils voudraient être ailleurs, tout effacer, tout recommencer. Certains ont le courage de partir, d'autres attendent attendent attendent

Et puis je les ai vus eux devant moi, marchant droit, en appui léger sur une paire de cannes qu'ils s'étaient partagée, mains enlacées. A leur main, comme au premier jour, j'ai vu briller un anneau, celui des promesses échangée d'amour éternel et de fidélité, jusqu'à ce que la mort les sépare. J'ai accéléré le pas pour les dépasser. Sur leurs visages un même sourire. Ils étaient heureux et fiers en toute simplicité. Ils ne semblaient pas avoir peur. Ils semblaient sûrs que malgré le handicap, et le poids des années, celui des peines et des douleurs, aucun ne pourrait tomber. Quant bien même, l'autre le relèverait. Encore et toujours, car l'amour les portait. Ils étaient beaux dans le regard de l'autre. Ils étaient beaux à deux.


mardi 13 novembre 2012

Gentil n'a qu'un œil, qui se gêne devient bossu

J'ai été gentille, j'ai été polie, j'ai dit bonjour à la dame. J'ai été gentille, c'était obligé, aujourd'hui on était le 13 novembre, c'était la journée de la gentillesse.

J'ai été gentille, j'ai été polie, je me suis arrêtée sur mon chemin, j'ai perdu du temps, j'ai renseigné des touristes égarés. Et en Anglais. Suis pas sûre de leur avoir rendu service, qu'ils aient tout compris, ils ne semblaient pas comprendre le marseillais, je ne parle pas le japonais.

J'ai été gentille, je ne me suis pas moquée du benêt distrait qui s'acharnait à sonner sur le cendrier. Je lui ai poussée la porte, je l'ai rassuré, ce n'est rien, ce sont des choses qui arrivent. Je ne me suis pas offusquée qu'il ne me réponde pas, ne me remercie pas, c'était la journée de la gentillesse.

J'ai été gentille, j'ai été polie, à la boulangerie je l'ai laissée passer la vieille dame, toute coquette qui, feignant de ne pas me voir, me la grillait la politesse. Je lui ai même souri, lui souhaitant une bonne soirée. C'était la soirée de la gentillesse.

J'ai été gentille, j'ai été polie, j'ai fait la bise à ma voisine de boulot, celle avec laquelle depuis quelques semaines l'ambiance est de saison. Nous nous sommes souri, nous avons ri, nous nous sommes quittées bonnes amies. C'était la journée de la gentillesse, elle et moi ne l'avions pas oublié.

Et demain, ben demain, dans quelques heures, après avoir pesté contre la journée de la gentillesse, je serai gentille, je serai polie, comme il se doit. C'est pas ma faute, je fais pas exprès, c'est dans ma nature.


Les hommes, tous les mêmes ... et les femmes, toutes des salopes ?


Voilà faut que je vous raconte un épisode d'un déjeuner entre filles, femmes qui ne se sont pas choisies, d'univers qui ne se rencontrent que rarement. Un déjeuner autour d'une grande table autour de laquelle des conversations désordonnées se croisaient, s'entrechoquaient rebondissaient, générant un brouhaha assourdissant dans lequel étonnamment nous ne nous perdions pas.

Non loin de moi, une au physique laissait deviner qu'elle avait oublié qu'elle avait été jeune, il y a fort longtemps, a tenté d'attirer sur elle toute notre attention, en nous faisant part de ses désirs de voyages, découvrir l'Europe, retourner à Venise, aller au Tyrol. Oui mais voilà, on avait bien compris qu'un mais  n'allait pas tarder à pointer le bout de son nez, mais son mari lui, il veut pas bouger de son canapé. Nous avons feint d'être étonnées, et nous lui conseillions de partir avec des copines. Nous avons compris qu'elle n'en avait pas. En voyage organisé. Pourquoi pas. Non, elle ne voulait que voyager avec son mari, le pantouflard qui n'aime rien d'autre que son canapé. Et de se plaindre, se plaindre de ce brave homme, sans désir (aucun nous laissait-elle entendre), et de ses désirs nombreux. Lasse et espérant de clore ce débat somme toute stérile, je lui ai dit de changer ... de mari ...

Que n'avais-je pas dit ?... "Changer ?!?! Pfff ! Mais les hommes sont tous les mêmes ! Ils veulent tous la même chose, profiter de nous, et de notre argent !"

Alors là, moi, c'est la première fois que cette version parvenait à mes oreilles. Je connaissais bien le fameux ils n'en veulent qu'à notre cul, ce que je prends plutôt comme un compliment. Mais, bon malgré tout, suis pas d'accord. Non, tous les hommes ne sont des nuls, tout comme les femmes ne sont pas des salopes.

Chaque être a des qualités et des défauts. Certains nous conviennent d'autres pas. Ils ne sont pas interchangeables. Nous ne pouvons pas être ami avec n'importe qui. Le sentiment amoureux, la relation sentimentale, nécessitent une sensation d'écho, un trouble provenant d'une forme de reconnaissance dans la différence, un ébranlement dans nos certitudes. Pas de mise en équation, pas de formule mathématique. L'autre face a nous se révèle différent de nos attentes, et nous révèle des facettes de nous jusque là inconnues.

J'ai lu cette semaine que le meilleur âge pour faire une belle rencontre amoureuse est la soixantaine. Mais je l'ai constaté, cette théorie n'est pas valable pour tout le monde, elle comporte des exceptions.

lundi 12 novembre 2012

Mon calendrier de l'aven #1

Parce que je n'aime pas Noël, que j'en ai déjà parlé l'an dernier, que ça ne va pas en s'arrangeant, et puis qui s'en souvient, vous étiez si peu nombreux à me lire l'an dernier. C'est la raison qui fait que je me permet de recycler une photo, ni vue ni connue, un pousse au crime si ce n'est au suicide.



Je n'aime pas Noël, enfin pas tout, pas n'importe quoi, ni n'importe comment enfin, on se comprend, et je ne vais pas me priver de le dire.

Bref, je n'aime pas Noël, et vais vous faire au quotidien, ou presque, dès que l'occasion va s'en présenter, mon Calendrier de l'Avent irrégulier, irrévérentieux, avec mes hauts (cris) et mes (coups) bas, saupoudré d'une touche toute personnelle de mauvais esprit.

Chaque fenêtre ouverte, chaque date sera une rustine à coller sur mon cœur de mégère et de bougon.

Parce que le Père Noël, j'aime pas. Je lui préfère la Befana !

Ceci n'est pas un article beauté

D'accord je vais vous parler de mon dernier achat chez Séphora, mon dealer à anti-dépresseur, ma drogue douce. D'accord je vous vous parler crayon khôl, mais suis pas une bloggeuse beauté, suis juste là pour vous faire un brin de conversation, comme de bonnes copines autour d'une bière d'un thé.

Imaginons que je vous retrouve après une journée de boulot et avoir fait un crochet dans les rayons de MA parfumerie, celle à laquelle je suis fidèle, chez laquelle j'ai même ma carte d'entrée, mais où allez donc comprendre personne ne me reconnait. Attention, on m'y salut, me sourit, mais un peu mécaniquement. Séphora, c'est la mort du petit commerce, le mammouth qui écrase l'esthéticienne, la promo en folie, les exclusivités alléchantes. Et j'en suis complice.

Cette semaine j'ai appris la fermeture à Aix-en-Provence de la Maison 24 Saporta, l'écrin à parfums rares. La vendeuse dont le langage,  à nul autre pareil était un bouquet fleuri boisé chypré, va s'en aller vers de nouvelles aventures. Je me vis un peu coupable, et sais qu'il n'en est rien, et lui souhaite une belle continuation. Comment pourrait-il en être autrement lorsque l'on a un tel talent.

Et puis il y a l'exquise Corinne du Spa Kanuméra (toujours à Aix-enProvence), la magicienne aux doigts de fée qu'elle fait courir sur nos corps, y effaçant fatigue douleurs et usure du temps. Croyez-moi ses massages sont de purs moments de délices. Essayez, et tenez moi au courant ...

Ces femmes sont des guerrières, des âmes bien trempées, dont je ne pouvais que vous parler, mais qui ne vendent pas de crayon.

Parce que moi, cela fait des décennies années que je glisse du khôl dans mes paupières. J'ai bien essayé d'arrêter. Je me suis essayé à l'eye-liner, me sens entendu demander si j'étais fatiguée. Et puis récemment, je me suis essayé au nude le vrai, le total, le complet, le naturel. Toute une journée durant. Et entendre un voix glisser, le lendemain matin, du couloir alors que j'occupais la salle de bain, "dis tu te maquilles les yeux aujourd'hui ? Ça te donne un petit air coquin".
...
Wouhé, voilà, c'était dit. Et entendu.

Alors cette semaine, je m'en suis allée acheter un crayon Make up for ever, et je me suis laissée séduire par un smashbox, marron. L'attrait de la nouveauté. Une envie de découverte, d'être un peu bousculée dans mes habitudes. Je me suis renseignée sur cette marque nouvelle sur la scène marseillaise. Le vendeur m'a confirmé que je ne m'était pas trompée, que cette marque est la concurrente de ma préférée, spécialisée dans le maquillage technique et studio. Que Smashbox est américaine alors que Make up for ever est française.

Voilà, maintenant vous en savez autant que moi, et peut-être même plus.

Me reste à rajouter, que suis contente de mon choix, que le marron je le réserve à la journée, le noir étant une parure nocturne. Et que je m'en vais mettre du rose sur les joues