Les verres s'enchaînent, se vident, l'alcool délivre les confidences intimes et futiles, les rires fusent, les corps se délient, des regards se croisent, se détournent fuyant la brulure du désir, dangereux et inavouable.
Ces sentiments, mais comment les définir, que leurs bouches taisent, c'est la valse de leurs corps qui les expriment. Leurs gestes s'arrondissent, leurs poitrines se gonflent, leurs voix deviennent rauques, leurs mains s'envolent et forment des volutes dans l'espace.
Suis-je la seule à voir combien ils embellissent sous nos yeux ?
Trop blessés, ils se connaissent trop, ou pas assez, se pensent s'imaginent pas doués en amour, il en ont perdu l'habitude ne se font plus confiance, blessés par la vie, le cœur couvert d'ecchymoses, ils ne peuvent pas, ils ont peur de blesser à moins que ce ne soit de l'être.
Il nous faut partir, il va nous falloir nous quitter.
Nous marchons, les hommes devant, nous les femmes à quelques pas derrière, hors de portée d'oreille. Elle n'attend ni conseil, ni consolation. Elle parle, parle, et
dans un souffle, presqu'un cri, elle dit "mais après".
Je souris et lui rappelle, que c'est loin après, et qu'avant il y a maintenant.
Je souris et lui rappelle, que c'est loin après, et qu'avant il y a maintenant.


magique, magnifique,exceptionnel
RépondreSupprimerMerci, il semblerait que j'ai une fan !... :)
SupprimerJ'aime beaucoup ce texte :)
RépondreSupprimerHeureuse qu'il t'ai plu, merci !
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