Voilà qui est dit.
Depuis ma plus tendre enfance et des décennies durant, j'ai dû faire preuve d'ingéniosité, j'ai mis en place des stratagèmes, la rate au cours bouillon, me balancer discrètement sur ma chaise, croiser les jambes, mais jamais jamais n'ai cédé à l'appel de la nature.
Les toilettes des restos, bars, les publiques, je connaissais ... de noms, et m'enorgueillissais de n'y avoir jamais posé un pied ou une fesse.
Au boulot, il en allait de même, et tout semblait sous contrôle, jusqu'au moment où arrivée chez moi, j'introduisais la clé dans la porte, et là soudain, ma vessie m'envoyait un message "medey medey, je vais exploser". Alors, claquant la porte je courrais vers les toilettes, me déshabillant en chemin, semant sac, clé, lunettes et des "b'jour, suis arrivéeeeeee !!!!" du plus bel effet.
En camping, vous imaginez bien ma souffrance, et force est de constater que j'y est battu des records d'abstinence et de tour de taille. Expérience que je me suis promis de jamais réitérer.
Cette hygiène de vie et mes grands principes m'ont maintes fois amenée chez le néphrologue, et à consommer antibiotiques, canneberge, et moult produits de phytothérapie, sans pour autant me décourager !
Amoureuse ? Un calvaire ! Mon amant, mon doudou, Monsieur Chéri, peut me voir nue, saoule ou dans des situations incongrues, mais notre intimité s'arrête à quelques mètres de la porte des toilettes.
En douceur, je lui ai fait comprendre qu'il est des périmètres à respecter, des allusions et des mots à éviter, et qu'une fois pour toute il était entendu que non, je ne pisse pas, mais m'éclipse, et reviens, c'est tout !
J'enrage, désespère, m'insulte, me traite de bourrique, de crétine des Alpes, mais n'y peux rien, et finis par contre que c'est dans ma nature.
Et puis un jour, une rencontre, une blonde fatale, a transformé la globe-trotteur en incontinente : la bière. Et moi que, et moi qui pensait savoir, croyait éternelle cette aversion pour cette boisson funeste, ai succombé ... vous devinez la suite ...
En une soirée, je découvre qu'un acte en entraîne un autre, qu'une levée de bière a des conséquences en cascade, et de coude me plonge dans le besoin.
Et me voici, me revoilà, nouvelle femme, nouvelle vie, qui va de ce pas vous dessiner le Tendre des lieux d'aisances de ma région et de son au delà.
P.S. : Sachez que l'écriture de ce post c'est faite dans la honte et la douleur. Dis Sigmun, ne serais-je donc pas totalement guérie ?0




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