C'était un jour d'avril parisien et pluvieux, de vacances en amoureux, une échappée belle entre culture et récolte de douceurs.
C'était un dimanche comme je les aime, de brioches en croissants chauds, de balades en canapés moelleux.
C'était une journée sans programme ni horaires, où nos pas chaloupés, hanche contre hanche main dans la main nous conduisent visiter une exposition, une folle, fruit des années magiques d'insouciance et de transgression, de dentelle et de flower power où rien n'était grave, tout était possible, pas de limite pas d'interdit pas de sida.
Crumb de l'Underground à la Génèse, Crumb et Fritz the cat, Crumb et Mr Natural, Crumb et ses frères, Crumb et sa perversion.
Une vidéo qui donne la nausée et l'envie de s'échapper, de se requinquer, de se réchauffer, le moral flapi sans réelle bonne raison, ne pouvant accepter que ce soit ainsi que des hommes vivent.
Bref j'ai besoin d'une bière. Et de s'éloigner, partir loin, dans un endroit paisible, quoi de mieux que "Le Père Tranquille".
Des tartines/Tapas et un café plus tard nous repartons pour de nouvelles aventures, plus gaies, plus légères.
Dans la vitrine je surprends le bombé rebondi de mes fesses, étonnée d'avoir oublié le joli galbe que cette robe seule sait créer. Mais quelle gourde, quelle prétentieuse, tu fais ma pauvre fille (oui, lorsque je suis en colère contre moi-même je me dédouble), tu voilà bien punie, lorsque arrivée chez tes hôtes tu réalises ... avoir oublié ton trench ! GGGGGRRRRRR ! Dinde !
Je vous épargne l'humiliation du retour sur le lieu du crime, le regard en coin du serveur, qui dit rien et n'en pense pas moins, et le mien honteux et contrit. Monsieur Chéri propose que nous courions en racheter un. Non, mais çà ne va pas, non, je ne peux pas le remplacer, faut que je fasse mon deuil !
Alors pour tromper mon chagrin, je regarde autour de moi, et essaie de comprendre comment lutter en toute élégance contre la pluie et les intempéries. Et très vite, j'ai pu le constater, nombreux sont les moyens à notre disposition, mais tous ne me paraissent pas bons ...
J'ai donc pu croiser le chemin ...
d'une japonaise avec une toile cirée sur la tête...
... du Père Noël ...
... d'un Mayol ou d'un Maillol ...
... du cinquième mousquetaire ...
... et l'improbable famille Durex !
... J'ai compris la leçon, et retourne chez Zara, racheter un trench, tout simple, classique mais pas trop, un noir clone de mon cher disparu, finalement si facile à remplacer, et toute bière et honte bues ... nous n'en reparlerons plus ...


ah!!! la transgression Madame !!!
RépondreSupprimerBelle brochette de mousquetaires