Dimanche, Marseille, la Vieille Charité, exposition HUNDERTWASSER.
C'est
gai, coloré (normal, l'intitulé est "RÊVE DE COULEUR") plein de folie,
de volutes de sphères et de spirales, de nature et d'arborescence, mais
alors comment vous expliquez vous que nous nous soyons trouvés entourés
et cernés par une foule d'intellos, grise et triste.
Bordel,
c'est joyeux c'est de l'art, de la sensualité, de l'imagination, qui
s'échappent qui prennent les rênes de la vie, de l'insensé qui donne
sens, qui libère tous les possibles, ouvre des horizons insoupçonnés,
et fait naître sur nos visages de profanes des sourires.
Enfin
pas tous les visages bien sûr, car autour de nous Ça décortique,
explique, raisonne, théorise, échange dans des surenchères des joutes
verbales prétentieuses et assourdissantes.
Nous
rentrons en résistance, zigzagons, les évitons, les fuyons les ternes,
les moches (si, si), les sandales de marche sacs à dos, nous ne voulons
pas qu'ils nous gâchent notre plaisir.
Nous y retournerons, à l'heure du déjeuner d'un jour de semaine lambda et serein,
et
nous nous assiérons au milieu de la pièce, et laisserons les rêves
d'Hundertwasser pénétrer notre âme, partager son utopique univers.
Ce soir, sagement, j'attends en bonne française l'annonce officielle,
et que sur mon écran télévisé s'affiche le visage du président tout nouveau tout neuf.
Et
bondir, chausser mes baskets, dévaler les escaliers rejoindre mes amis,
faire la fête et danser jusqu'au bout de la nuit, avec de l'espoir au
cœur et du rose plein les yeux.


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