Il est des signes qui ne trompent pas : j'ai besoin de vacances ! Mais alors, des vrais des longues, des lointaines, et pas d'un échantillon comme je viens d'en prendre, qui vous allèchent, vous mettent l'eau à la bouche et vous laissent en plan.
Vous ne me croyez pas, vous voulez des preuves ?
- je suis en décalage horaire, m'endors à 3h, est-ce humain de me faire lever à 7h ?
- je caresse mon passeport, le dévore des yeux, je vais finir par l'user
- j'ai fait le plein chez Muji : trousse transparente, tubes et flacons à remplir, sèche-cheveux de voyage. Suis prête
- j'apprends le mode d'emploi de mon appareil photo par cœur
- un avion passe, je lève la tête, inutile de me parler, suis plus là, j'ai pris mon envol
- je me prends invariablement les pieds dans ma valise. C'est dangereux !
- à la Fnac si vous me cherchez, dirigez-vous rayon tourisme, c'est moi, là accroupie un routard à la main et le regard vide lorsque vous m'interpellez
- mes livres je les achète format poche, voire poche intérieure
- les restaurants je les choisis aux saveurs épicées et exotiques et aux décors improbables
- dans la rue, des touristiques des visiteurs d'azurs lointains, et me voilà l'oreille frétillante
- j'ai ressortie la Terracotta de Guerlain pour mes joues, et lutte pour ne pas ourler mes yeux de turquoise
- je me surprends à dire entrer dans une pièce en lançant "Hello", en sortir en saluant d'un "Namasté"
- je ne supporte plus la Canebière, je la trouve trop propre (sic)
- je ne supporte plus la Canebière, je la trouve trop propre (sic)
Alors oui, je veux tout, du jet-lag, du visa, des aéroports, des douanes, des incompréhensions, et me perdre dans les traductions, me boucher les narines ou me laisser enivrer par des encens et des parfums inconnus, je veux des chaleurs moites et sentir un filet humide se faufiler entre mes seins, je veux me brosser les dents à l'eau minérale, je veux passer une commande à l'aveugle puis inspecter mon assiette et me demander viande ou poisson, je veux sourire aux enfants, me faire respecter des hommes, je veux escalader des trottoirs, sauter des crevasses, affronter les moussons
Vous le voyez, le constatez, le confirmez, hein que je suis prête, hein, qu'il faut qu'on me accorde ces vacances, et vite !
Si tu trouve la cannebière propre tu as effectivement besoin de vacances ^^
RépondreSupprimerJ'espère que tu en auras bientôt tes vacances, ça te fera du bien ;-)
Lorsque tu survis à le Canebière, je t'assure que tu peux affronter l'Inde, finger in the nose ! Je veux surtout qu'elles me soient validées mes vacances et commencer les formalités en toute sérénité ! :)
SupprimerFin prete en effet........j'ai coche quelques cases je pars aussi!
RépondreSupprimerBon maintentant il faut passer le relais au superieur hierarchique - il est temps de les valider ces vacances sinon on ne repond plus de rien.
Belle journee quand meme on attendant!
Quand on veut on peut, ou quand on veut on veut. Suis motivée, tu l'auras compris ! Bonne journée à toi aussi !
SupprimerOui, tu es prête :-) Alors GO !
RépondreSupprimerBingo ! Un air d'Indiana song chanté par Jeanne Moreau, les articles Muji pour les accessoires pratiques et utiles (je viens d'en faire l'acquisition via Madrid) et cette accessible quête de voyage, j'adhére !
RépondreSupprimerDe retour de Madrid, ville très sympa, en grande partie piétonne et parcourue à toutes heures du jour et de la nuit (certainement moins le matin tôt) par les passants, j'en garde des impressions déjà nostalgiques mais vivifiantes qui m'incite à me placer sur le starting block pour partir, dès que possible, vers d'autres lieux inconnus (même si la distance est proche mais à l'étranger !). Faire fi aux habitudes, j'adorrre (allez encore à la Philippe Katerine). Bisous !
Tout cela demande ... un apéro !
SupprimerBises