Premier week-end de grande chaleur.
Je fuis l'étuve de la ville, son vacarme, sa multitude.
Je suis en quête de fraîcheur, calme, de douceur, de solitude à deux.
Une terrasse ombragée par des platanes.
Des graviers qui crissent sous nos pieds
Les chants et le bruissements d'aile des tourterelles dans la volières
Deux couples attablés
Une jolie maison au loin
Nous commandons une bière
Nous échangeons vaguement, faisons des projets, pour la soirée, le week-end et l'été. Et puis, nous taisons, goûtons au calme.
Deux hommes apparaissent munis d'une longue échelle, ils préparent le décor de saison, les guirlandes d'ampoules. Ils s'invectivent, se chambrent, se taquinent, faussement fâchés, simulant la colère.
Leur travail est terminé, ou tout au moins en ont-ils décidé ainsi. Il fait si chaud, nos corps n'y sont pas encore accoutumés. Il nous faut leur en laisser le temps.
Je ne veux pas bouger, veux rester ici, y accueillir la nuit, assister au ballet des moustiques autour des ampoules, guetter le chant des cigales ou celui des crapeaux, et m'enivrer des senteurs puissantes d'herbes, plantes, feuilles et verdure qui la journée durant ont retenu leur respiration, et, enfin, peuvent libérer leurs arômes, et se gorger de fraîcheur.



tu restitues à merveille ces odeurs et couleurs du sud que j'aime tant
RépondreSupprimermerci, cela fait du bien :)
Beaucoup de nostalgie à me rappeler d'un restaurant auquel nous nous arrêtons à chaque vacances en France, une fois par an. Ce restaurant signifie beaucoup de choses à mes yeux. Merci pour ce souvenir :)
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